L’ambition environnementale

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Campus Hospitalo-Universitaire Grand Paris-Nord

L’ambition environnementale

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L’ambition environnementale

Un Campus de l’accord de Paris

En décembre 2015, la 21ème Conférence Climat des Nations unies (COP21) a abouti à un accord international majeur qui confirme l’objectif de contenir le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l’époque préindustrielle. Le 4 novembre 2016, l’Accord de Paris est entré en vigueur.

Le futur Campus est porté par une dynamique d’exemplarité à l’égard de cet accord. Cela conduit les porteurs du projet à se fixer des objectifs précis et opérationnels pour mettre en œuvre la stratégie nationale bas-carbone (SNBC) instituée par la Loi de transition énergétique de 2015 pour la croissance verte, c’est-à-dire réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre (GES) et faire croître la part des énergies renouvelables.

Pour y parvenir, elle établit des objectifs de réduction ambitieux et volontaires qui concernent notamment les secteurs des transports, du bâtiment, de l’agriculture et de la foresterie, de l’industrie et des déchets.

Si l’on considère leur rôle et leur impact sanitaire, économique et social, les établissements de santé doivent significativement prendre part à cette dynamique nationale et en particulier, dans son Plan Stratégique 2015-2019, l’APHP a confirmé un engagement fort en terme de responsabilité environnementale en fixant notamment un objectif de réduction de 20 % des consommations.

Le projet de Campus dont l’ouverture est prévue en 2025, portera une ambition encore supérieure, au diapason des exigences et engagements de la Ville de Paris :

  • Réduire de 25% les émissions de gaz à effet de serre depuis 2004
  • Réduire de 25% les consommations d’énergie depuis 2004
  • Disposer de 25% d’énergies renouvelables et de récupération dans sa consommation

Pour atteindre cette trajectoire exigeante, plusieurs processus sont mis en place :

  • Optimisation de l’empreinte Carbone du futur hôpital, en intégrant la phase construction, par des actions innovantes sur la réduction des flux et impacts des déplacements, approvisionnements (achats et transports) et déchets de toute nature, sur le mode constructif et sur l’exploitation énergétique (sourcing, production, récupération, stockage, lissage)
  • Mise en place d’une démarche de commissionnement permettant d’assurer la réduction des consommations d’énergie, avec une cible de moins 35% (minimum) en comparaison des valeurs observées pour des établissements sanitaires récents et de technicité proche ;
  • Augmentation de la part d’énergie renouvelable dans le sourcing énergétique : au-delà de la fourniture principale de chaleur auprès du réseau urbain (> 50 % d’EnR), la volonté de l’APHP est de couvrir une partie significative de ses besoins en électricité par recours à un équipement photovoltaïque performant (autoconsommation). Géothermie et hydrothermie  font également partie du champ des réflexions à objectiver
  • Nouvelle Certification CERTIVEA Bâtiment durable

aphp-st-ouen-1-2Un projet qui bénéficiera au quartier des Docks

Comme pour tous les sites envisagés pour un projet de ce type, mais plus particulièrement sur ce territoire compte-tenu de ses usages antérieurs, les enjeux de pollution, notamment des sols mais également bien sûr atmosphérique, sonore et des eaux, sont évalués finement et en toute transparence au moment des décisions d’implantation.

Les premières études disponibles ont permis de s’assurer qu’il n’existait aucune incompatibilité avec l’installation du Campus. Plusieurs évolutions notables accompagnent les transformations du service public dans la ZAC des Docks, en particulier :

  • La dépollution des sols, nécessaire à l’implantation du Campus, sera assurée par les maîtrises d’ouvrage respectives, conformément à la législation en vigueur. Une enveloppe de 10 M€ est dégagée pour cela. Les études complémentaires qui vont intervenir en 2018 et 2019 et ont été programmées dans le protocole d’accord avec les collectivités,  seront communiquées en toute transparence.
  • Des travaux de voirie seront entrepris pour surélever la chaussée, plaçant ainsi le campus au-dessus du niveau des plus hautes eaux connu.
  • Le SYCTOM (agence métropolitaine des déchets ménagers) engagera entre 2017 et 2020 un important chantier de modification du traitement des fumées afin de recourir aux meilleures techniques dans ce domaine.

Les résultats des contrôles réglementaires et inopinés sont disponibles en ligne sur le site syctom-paris.fr. Ils sont conformes aux valeurs mentionnées dans l’arrêté préfectoral.

  • La CPCU (chauffage urbain) procède elle aussi à des aménagements réguliers de son site, qui met l’accent sur les énergies renouvelables. Elle réalise des contrôles réglementaires et inopinés de ses rejets atmosphériques. La chaufferie est passée en co-combustion charbon/biomasse en 2016.

Plus d’informations sur le site de la CPCU :  cpcu.fr