Cérémonie d’inauguration du Campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord : retrouvez le discours de Christine Clerici

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Campus Hospitalo-Universitaire Grand Paris-Nord

Cérémonie d’inauguration du Campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord : retrouvez le discours de Christine Clerici

Cérémonie d’inauguration du Campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord

Discours de Christine Clerici, présidente de l’université Paris Diderot

Monsieur le Président de la République
Mesdames et messieurs,
Monsieur le Président,

Je commencerai par citer les paroles que vous avez prononcées à l’occasion de l’inauguration du bâtiment Laennec – sur le site de Necker, le 10 juillet 2013 : Il est indispensable de créer un nouvel hôpital, l’hôpital Nord du Grand Paris, puisque aujourd’hui, c’est le Grand Paris qui doit nous animer.

Le Grand Paris, ce ne sont pas seulement des infrastructures de transport, c’est déjà beaucoup. Ce sont aussi des établissements hospitaliers de haut niveau. Un nouvel hôpital doit naitre en prise avec son environnement, moderne, un hôpital adossé à un campus qui affirmera sa double dimension : universitaire et recherche.

Il est temps de lancer ce projet, disiez vous alors. Monsieur le Président – nous voici 4 ans après ce moment fondateur – devant cette assemblée – pour vous présenter l’avancée du projet du Campus Hospitalo-Universitaire du Grand Paris Nord –à deux pas du site envisagé pour son installation.

L’AP-HP, l’Université Paris Diderot et l’Inserm, portent ce projet en étroite collaboration, pour construire un hôpital qui en 2026 sera cité comme un exemple d’innovation, en soin, en formation et en recherche.

Toutefois, Il nous faut voir plus loin, bien au-delà de 2026, être audacieux, imaginatif, avant-gardiste et anticiper les évolutions conceptuelles en santé, dans toutes ses facettes.

Ce campus nous le voulons futuriste, répondant aux changements sociétaux du 21ème siècle, d’accès à la médecine, de déplacement dans l’espace des nouveaux modes d’apprentissage et de travail en synergie. Cela passe par une plus grande transversalité entre l’hôpital, le monde scientifique et la société et par la collaboration de
tous ces acteurs.

Ce campus nous le voulons durable, exemplaire en matière environnementale, à l’heure de l’Accord de Paris.

Ici, à Saint-Ouen, nous construisons un centre hospitalo-universitaire à dimension régionale proposant une offre de soin et de formation implantée au bénéfice des habitants du nord du Grand Paris et particulièrement les audoniens. Un centre hospitalo-universitaire d’excellence, à dimension nationale et internationale, sur un socle de spécialités médicales et chirurgicales déjà identifiées et reconnues pour leur expertise, adossées à des unités mixtes de recherche de très grande qualité. Il nous faut aussi dès à présent identifier les axes de recherche que nous développerons dont une des pistes prometteuses serait la création d’une plateforme consacré aux organoïdes .

Ce campus, nous le voulons tourné vers l’extérieur, intégré dans la cité, et articulé avec les acteurs industriels de la santé pour favoriser l’innovation et le transfert technologique certains sont déjà présents sur le site.

Ce campus sera un CAMPUS CONNECTÉ, à son territoire de santé, à la ville, aux patients, aux étudiants mais aussi réseaux internationaux d’excellence scientifique. Il nous faut repenser l’espace, le déplacement des savoirs en France et à l’étranger.

Penser ce campus DIGITAL est l’enjeu majeur de la transformation de nos pratiques. En formation, la simulation médicale, les pédagogies interactives, l’intégration des outils numériques nous conduisent déjà à repenser nos enseignements pour former les futurs acteurs de la santé en formation initiale et en formation continue.

Cet enjeu digital c’est aussi celui du partage et de l’utilisation des données en santé entre tous les acteurs. Nous devons coordonner les compétences et les expertises nécessaires pour avoir la capacité de gérer ces données au niveau local et national. Je pense ici aux ambitions du plan France médecine génomique porté par AVIESAN.

Ce nouveau campus doit répondre aux évolutions de la société : des patients devenus acteurs de leur santé, une médecine plus interdisciplinaire pour interroger les enjeux éthiques et sociétaux que suscitent les progrès thérapeutiques et diagnostiques, une médecine plus innovante où le transfert technologique est une continuité de la
recherche fondamentale.

Pour réussir ce pari, au côté de l’AP-HP et de l’Inserm, c’est une université dans toutes ses disciplines : la santé , les sciences exactes, les lettres, et sciences humaines et sociales – et toutes ses composantes, écoles d’ingénieur, IUT, qui s’engage .

Paris Diderot est une université de recherche intensive, pluridisciplinaire, figurant dans le top 10 des universités françaises, fortement associée aux organismes de recherche dont le CNRS et l’Inserm. Aujourd’hui, les universités Paris Diderot, Paris Descartes, La Sorbonne Nouvelle et Paris 13, construisent la nouvelle université de Paris. Cette nouvelle université constituera le premier pôle de santé en France, représentant 20% des forces de recherche de l’Inserm et en association avec plus 50% des hôpitaux de l’AP-HP.

Le campus HU Nord sera sans nul doute un des fleurons de cette nouvelle université. Ces deux projets d’envergure, créent une dynamique exceptionnelle permettant d’attirer et de fidéliser les meilleures compétences en recherche, en formation et en soin qui irrigueront ce nouveau campus.

Monsieur le Président, c’est une opportunité unique que vous nous avez donné de concevoir le lieu de la médecine du futur. Pour mener et réaliser un tel projet, la volonté et l’engagement de l’Etat sont décisifs et cruciaux. Je vous remercie, Monsieur le Président, de votre confiance.